Un changement de stratégie radical
Pendant des siècles, les digues et les murs ont été les armes privilégiées pour contenir les assauts de la mer. Mais à Gâvres, où la montée des eaux menace la seule route d’accès, les élus ont choisi de détruire le mur érigé au XIXe siècle. « Un rempart vivant façonné par le vent», comme le souligne Florence Bessy, sous-préfète de Lorient. Les scientifiques de l’Université Bretagne Sud, dont les travaux ont guidé ce projet, ont démontré que la mobilité de la dune permet de dissiper l’énergie des vagues tout en préservant la biodiversité.
1,2 million d’euros pour s’adapter
Ce chantier, financé par l’agglomération de Lorient, l’État, la Région Bretagne et la commune de Gâvres, a coûté 1,2 million d’euros. Fabrice Loher, président de l’agglomération, résume la philosophie du projet : « Protéger le littoral, ce n’est pas se protéger de la mer, mais s’adapter à elle. » Une leçon d’humilité face au changement climatique, qui impose de repenser notre rapport à la nature.
« La plus grande erreur consiste à croire que nous pouvons tout maîtriser », rappelle-t-il. La dune, elle, sait le faire.

